Vous avez lu le premier article ? Non. Alors, allez voir le premier article, ou écoutez notre épisode 2 qui en parle, ou arrêtez vous à cette description et… Mais c’est qu’on ne m’écoute pas. Arrêtez de me lire là bon sang la suite est un spoil complet du déroulé de l’histoire d’Oh! Edo Rocket et en plus vous ne comprendrez pas !

Moi énervé ?

On se tait ! On s’assied. Et on lit …

Suite du scénario

Quoi ? J’avais prévenu pour le spoil. Alors, Seikichi décide de faire décoller sa grosse fusée direction la paire de lunes. Il y arrive, ça rentre bien profond et tout le monde est content !

Ok, ok je pose la bouteille et je me calme.

En vérité, je n’ai pas beaucoup de mots pour décrire ce que j’ai vécu. Arrivé à l’épisode 22, je pensais revenir vers vous en vous disant que l’intrigue principale est terminée, qu’il n’y a plus que des scènes humoristiques, des évènements assez plats en termes de scénario et que ça revient à des épisodes bonus pour les fans qui voulaient une suite à la fin de l’histoire… Genre de choses qui se font en un seul épisode vide et plat pour satisfaire les petites interrogations souvent limitées qu’on peut avoir après la résolution d’une intrigue principale.

Ici ce n’est pas le cas.

L’anachronisme et le 4e mur

Si vous trouvez l’utilisation de l’anachronisme jamais exploité, la rupture du 4e mur peu employée, ou encore l’assemblage des deux quasi-inexistante dans l’univers de l’animation ou mal manié, regardez Oh! Edo Rocket.

Je ne pourrais que très difficilement expliquer comment l’animé utilise ces méthodes de manière fantaisiste par bribes lors de phases pleines du scénario et de façon presque lourde lors de phases plus légères, sans jamais aller dans l’excès total (ou presque). Ainsi créant un équilibre étrange entre l’humour et le scénario.

Étrange, car j’étais vraiment partagé à certains moments de visionnage, où je ne savais plus trop que penser. C’est bien ce moment ? Ah oui ! Oh et bof là…enfin je ne sais pas. Mais c’était vraiment délectable, car même si j’avais parfois l’impression qu’on se perdait dans l’abstrait ou l’humour lourd, on revient tout aussi vite à du bon déroulé de l’intrigue. Je veux dire que c’est une des rares fois où j’ai pu à la fois rire à gorge déployée et m’immerger autant dans la trame principale.

Quoi ? Comment ça je ne m’explique pas dans la partie précédente ?!
Mais j’ai pourtant précisé que je n’avais pas assez de mots dans mon vocabulaire. Je n’ai pas la culture !

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Il craque ! Vite, envoyez des photos de chatons !!

Suite et FIN

La trame principale est agréablement suivie jusqu’à l’épisode 20 qui pourrait être considéré comme le dernier. Le tout est agrémenté paisiblement d’épisodes plus ou moins humoristiques, avec des utilisations « légères » des méthodes citées précédemment. C’est accrocheur, bien ficelé et vous n’en reviendrez pas des rapports humains que l’auteur met en exergue avec les personnages « méchants ». Simplement parce qu’ils sont tout sauf l’incarnation du malin, mais plutôt la représentation de caractères et comportements humains qui sont souvent rejetés par ces derniers (donc nous-mêmes) et considérés comme mauvais selon des notions auto-enseignées du bien et du mal.

On notera une insertion ingénieuse d’un critère primordial d’un de ces personnages qui est extrêmement puissant en termes de symbolisme et qui image parfaitement ce que je viens d’expliquer. Je fais référence à un des crimes commis par le monstre bleu 😉

Les épisodes qui suivent sont une exagération et une auto-critique du manga lui-même. En clair, l’auteur réalise une hyperbole de sa propre animation jusqu’à la résolution de la trame principale ne prenant rien au sérieux. Malgré tout, Oh! Edo Rocket conserve un aspect logique dans le déroulé de l’intrigue et reviens avec des rebondissements supplémentaires attendus, mais suffisamment surprenant dans leur développement.

Partie 1/2

Oh! Edo Rocket est une série animée japonaise de Madhouse Production. L’auteur est Nakashima Kazuki.
Produite à partir de 2007.