Quoi de plus agréable qu’une bonne immersion dans une période traditionnelle aussi troublée que l’ère Edo (ou pas). Dans Oh! Edo Rocket les portes en papier de riz abritent des téléviseurs aux … hein ?!

J’en parlais dans l’épisode 2 de Scopecast, Oh! Edo Rocket (Ooedo Rocket) est ma pause rire du moment.

J’ai la flemme de vous faire le synopsis, je vous suggère ce très bon site francophone : Animeka.

Du loufoque à souhait, cette animation propose un humour décalé et assumé qui ne respecte aucun code de temporalité. Généralement, un anachronisme est un défaut que l’on notera comme un détail gênant dans une œuvre (jeux-vidéo, film, etc.). Ici, c’est un choix humoristique pour décrédibiliser volontairement l’univers. C’est utilisé agilement, de-ci de-là, intégré de façon impromptue et passagère.

Somme toute, on pourrait croire que l’animation est classique avec une intrigue assez poussée pour tenir en haleine. C’est le cas. Pourtant je ne peux m’empêcher de dévorer chaque épisode et de découper chaque évènement bout par bout en cherchant ce qui me plaît.

Oh!_Edo_Rocket_-akai

Okey encore un qui a flashé sur l’héroïne !

En réalité, tout est très bien maîtrisé. L’équipe de production profite des anachronismes de façon subtile, le fil scénaristique principal est bien accompagné de l’intrigue parallèle, les personnages ne s’attardent pas sur leur triste sort pendant des heures et l’humour est fin et astucieux.

Cela dit, j’ai l’impression de ne pas m’attacher suffisamment aux personnages. Le rythme étant soutenu, on ne s’attarde que peu sur chaque personnage et l’intrigue avance à grande vitesse. Positif ou négatif, je dirais surtout que c’est la conséquence d’un scénario simple et d’une histoire complète.

Un dernier point très positif est la traduction française (sous-titrage) qui est franchement au top 🙂

 
Oh! Edo Rocket est une série animée japonaise de Madhouse Production. L’auteur est Nakashima Kazuki.
Produite à partir de 2007.