Le jeux-vidéo dont j’ai du parler le plus depuis ce début d’année est l’expérience que m’a offert Life is Strange. Je ne ferais pas de critique du jeu, car beaucoup d’autres s’y sont attelés et que mon grand intérêt de ce jeu est son scénario.

Okey je vais en parler un peu parce que c’est cet assemblage du gameplay et du scénario qui m’a fait passer un bon moment. En effet, le jeu comprend et joue agréablement du fait d’être un jeu narratif : les phases narratives sont très bien réalisées et s’associent parfaitement avec les mécaniques du point’n click. Life is Strange est un jeu d’aventure qui m’a tenu jusqu’au dernier épisode, alors que je trouve le point’n click généralement lent, mal rythmé, ou pas assez riche en termes de gameplay.

Attention ! Ce n’est pas un point’n click, mais il s’inspire beaucoup des mécaniques de ce type de jeu et on le comparera généralement à The Wolf Among Us ou encore The Walking Dead.

Ainsi le gameplay n’est pas beaucoup plus développé que d’autres, mais différent, alors pourquoi ?

Le scénario

Simple et efficace, la réalisation est digne d’être retranscrite sur écran de TV/Cinéma. Les personnages ont de forts caractères, atypiques sur lesquels on peut s’arrêter individuellement pour décortiquer l’histoire. C’est donc sur un fond scénaristique bien ficelé qu’on suit l’histoire de l’étudiante en photographie Max Caulfield qui prend conscience de son nouveau pouvoir et apprend à s’en servir tandis que des évènements plus étranges et plus incompréhensibles les uns que les autres s’enchainent dans une ville morne et parfois inquiétante.

Le jeu

Concernant le pouvoir de Max, il s’intègre au récit comme une intrigue supplémentaire qui n’est pas réellement expliquée et qui est d’ailleurs critiquable, au même titre qu’Erased (Jojo en parle dans l’épisode 2). Cela dit, il permet de développer le gameplay, d’assaisonner le récit et offre la possibilité au joueur de personnaliser le rythme de la narration. Oui c’est facile de faire ça, mais c’est un rêve de joueur que de pouvoir revenir en arrière sur une décision. Simplement parce que souvent les choix ne sont pas assez explicites et/ou trop fermés par rapport au vrai champ des possibles et cela donne une impression d’enfermement. Alors que donner la possibilité d’arpenter un peu mieux les différents choix possibles permet de mieux diriger le récit et donc de mieux le personnaliser selon notre propre vision. C’est heureusement limité et certains choix auront des impacts bien plus tard dans l’histoire nous rendant acteur des conséquences de nos actes : c’est dérangeant et passionnant à la fois.

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Tchou tchou ! Mother fucker !!!

Le genre

Autre que son pouvoir, Max se retrouve entrainée dans une succession d’évènements mêlant les genre du thriller, de la science-fiction, ou encore du drame. On repousse alors la simple histoire fantastique (très classique) du point’n click où le seul intérêt est de faire avancer tant bien que mal l’intrigue. Ce type carré et peu détaillé amène à faire face au pire scénario possible parce qu’on ne sait pas ce qu’il va dire quand on choisit « Oui », et qu’il finit par perdre du temps, résultat quelqu’un meurt…#VécuMerdique. Parce que si le gameplay est difficile à prendre en main, où qu’il n’y a pas de vraies possibilités de revenir en arrière, le jeu devient désagréable car on remet la faute de notre échec sur le dos du jeu et non pas parce qu’on ne s’est pas assez préparé avant d’aller taper sur le crâne du boss. Alors que dans Life is Strange, au lieu de refaire tout un pan du scénario 40 fois pour avoir le résultat escompté, on peut revenir en arrière, observer les possibilités et choisir ce qu’on préfère. Par rapport au scénario, on accepte mieux les conséquences et on les apprécie.

Je vais conclure sur l’environnement graphiquement moyen, mais épuré qui utilise la mise en scène et l’ambiance à bon escient pour ancrer le joueur dans l’univers et donner une touche singulière au jeu. Ce type de réalisation, proche du cinéma, s’est déjà vu dans des chefs d’œuvres comme Max Payne ou Silent Hill 😉

Petit plus pour la superbe bande-originale qui permet d’emporter davantage le joueur dans l’action.
→ Syd Matters et José González !
Life is Strange est un jeu-vidéo développé par Dontnod Entertainement et édité par Square Enix.
Le premier épisode est sorti en France le 30 Janvier 2015.