[Chrono Critique] Carlito’s Way

Il n’est jamais trop tard pour découvrir des films cultes, voir même pour se plonger dans la filmographie d’un grand réalisateur, Brian de Palma m’ayant toujours intrigué, j’ai décidé de me plonger dans sa filmographie.

Carlito’s Way (L’impasse en français) est un film de Brian de Palma, sorti en 1993. Il met en scène Charlie « Carlito » Brigante, un truand porto-ricain qui vient tout juste de sortir de prison. Alors qu’il essaie de se ranger et de réunir une somme d’argent pour concrétiser un nouveau projet professionnel (totalement légal, location de voiture, genre Sixt mais en mieux), son passé et ses anciennes relations vont rapidement le rattraper. Lui qui était un truand respecté, dont le nom faisait trembler les autres malfrats, pourra-t-il retrouver le chemin de la rédemption ?

Cette lutte contre les démons intérieurs de Carlito est mise en scène de manière haletante par Brian de Palma. Dans ce film, tout est à sa place. Al Pacino brille comme toujours par son charisme implacable, Sean Penn est parfait dans le rôle de l’avocat véreux, Mortensen, malgré une courte scène, nous montre tout son talent et les scènes d’action et de poursuite fonctionnent à merveille.

Mais ce qui fait la force du film, c’est l’attachement quasi instantané que l’on ressent pour Charlie. On espère vraiment qu’il va réussir sa rédemption. C’est un homme brisé, violent, compulsif, mais extrêmement attachant. Un bad boy à l’ancienne qui peut déraper à tout moment, mais qui sera prêt à tout pour atteindre son but, même s’il doit pour cela retrouver ses travers du passé.

Si vous aimez les spirales infernales, les thrillers des années 90, les flingues, Al Pacino, les gares, Patrick Doyle, les flingues et surtout Al Pacino, alors foncez (re)découvrir ce grand film classique du Thriller.

(Je me suis aperçu en écoutant la Bande Originale du film que le morceau « Grand Station » ressemblait énormément au Battle Theme de Final Fantasy VII, Alors Nobuo ? Tu trembles pas trop ? )